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Mardi 12 juin 2007
L'échauffement

Article rédigé par M. Deshais Franck
Diplômé en Sciences et Techniques des Activités Physiques & Sportives - Spécialisation Entrainement


1. Historique
2. A quoi me sert l'échauffement?
3. Masterovoï ou l'échauffement Russe
4. Alors comment m'échauffer?
5. Conclusion
6. Lexique

1. Historique

Il n'y à pas vraiment de sources disponibles concernant les origines de l'échauffement dans le sport. L'homme à probablement et ce, de tout temps, préparer son corps avant l'effort. Il est fréquent de voir des personnes sans aucune notion d'entrainement faire des circonductions des épaules et des mouvements de la ceinture scapulaire avant de soulever quelque chose de trés lourd. Simple mimétisme? Je n'en suis pas certain. Si l'un d'entre vous à des notions sur les faits et origines de l'échauffement dans l'activité physique, ou simplement des sugestions, merci de me le faire savoir.
Je parle ici bien sur des origines de l'échauffement. Nous verrons plus en détail par la suite les origines de l'échauffement actuel, notament avec les recherche de Marsterovoi...


2. A quoi me sert l'échauffement?

Comme son nom l'indique, l'échauffement sert à élever la température. Mais la température de quoi, et pour quelles raisons?

Auparavant, seul était pris en compte l'augmentation de la température centrale au cours de l'échauffement. Une augmentation de 2°C de celle-ci permet une plus grande efficacité des réactions chimiques de l'organisme.
A présent, (enfin, depuis 1966!) tout le monde s'accorde à dire que l'augmentation de la température musculaire est tout aussi importante:
Le but de la mise en action musculaire est d'augmenter la vascularisation des groupes musculaires concernés.

Comment élever la Température musculaire (T°m) ?
Selon Masterovoï (1964) la température musculaire dépend de la vascularisation, il faut donc augmenter la circulation dans le muscle pour faire monter la température.

Masterovoï à mis en avant que seules des contractions avec un minimum d’amplitude et d’intensité sont en mesure de faire jouer au muscle le rôle de pompe par une contraction qui chasse le sang et un relâchement marqué.
Cela s’obtient lorsqu’on effectue des contractions localisées sur des mouvements analytiques avec une résistance minimale (20 à 50 %).

L’étude russe montre par ailleurs que certaines situations classiques utilisées à l’échauffement ne jouent pas réellement ce rôle. Nous le verrons dans les articles suivants.

Donc, en premier lieu, une élévation de la température interne et du muscle caractérise l'échauffement :
  • Comme on à pu le voir: augmentation de la vitesse des réactions du métabolisme énergétique. Ceci, grâce à un effet facilitateur sur l'action des enzymes qui contrôlent ces réactions; +1°C = +13% d'augmentation des processus métaboliques;
  • accroissement de l'extensibilité musculaire et diminution des tensions internes (également liée à la viscoélasticité musculaire) ;
  • diminution du comportement viscoélastique du tissu musculaire, dû pour l'essentiel au tissu conjonctif qui assure le maintien de la structure musculaire et à la composante contractile (ponts d'acto-myosine) ; cette viscoélasticité explique que la réaction passive du muscle à un étirement est équivalente à celle d'un amortisseur ;
  • augmentation de l'excitabilité du muscle (la vitesse de conduction nerveuse) qui est d'environ 20% pour une augmentation de 2°C de la température corporelle ;
  • augmentation de la vitesse de raccourcissement des fibres musculaires impliquant une diminution du temps de contraction des fibres musculaires, qui dépend évidemment des deux points précédents;

Il y à un rôle au niveau du débit ventilatoire:
  • augmentation de la fréquence respiratoire et du >volume courant ;
  • augmentation des échanges gazeux au niveau de l'alvéole pulmonaire : il permet d'éliminer le CO2 produit pendant l'exercice physique et d'absorber de l'O2 dont les cellules musculaires ont besoin pour une production énergétique optimale;

Un rôle d'élévation du débit cardiaque:
  • accroissement de la fréquence cardiaque (FC) dès le début de l'exercice et du volume d'éjection systolique (VES) pendant l'exercice physique (débit cardiaque = VES x FC); mais il peut y avoir une diminution de VES si la température du corps dépasse une certaine marge de tolérance comme c'est souvent le cas lors d'épreuves se déroulant dans une ambiance thermique élevée (la canicule d'une journée d'été par exemple).
  • accroissement de la perfusion musculaire à l'intérieur d'une zone bien précise car, passée une certaine valeur limite (maximale), il a été notée une diminution puis une stabilisation de cette perfusion.
  • diminution des résistances périphériques totales qui sont fonction du volume de la masse musculaire engagée et de l'intensité de l'exercice Þ équivaut à une augmentation de la vasodilatation des territoires musculaire actifs et une vasoconstriction des territoires inactifs comme la zone du foie, des viscères ou la zone rénale. Par contre, au niveau cutané, tout va dépendre de la zone musculaire active.

Article en construction!
Par Franck - Publié dans : Beauté, Forme, Sport & Santé
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