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Vendredi 2 juin 2006

LES CONCEPTS DE « SEUIL »

Aérobie

 

Seuil aérobie

Le seuil aérobie est atteint et commence lorsque la concentration en lactate sanguin augmente au-dessus de sa valeur de repos soit : 2 mmol/litre.

 

  • Il faut comprendre la notion de « seuil » comme la  représentation d’une barrière physiologique correspondant au début des interactions entre les filières énergétiques aérobie et anaérobie.
  • Objectivement, nous pouvons considérer que le seuil aérobie = vitesse de course sur un marathon – 1km/h.

 

Le seuil aérobie correspond également à un niveau d’activité biochimique défini pour une concentration d’acide lactique précise (2 millimoles)

Cette concentration en acide lactique étant largement inférieure aux capacités d’épuration de l’organisme, elle permet donc une course très confortable et de longue durée.

 La filière énergétique utilisée est essentiellement aérobie jusqu’à atteindre la vitesse au seuil aérobie.

Ce n’est qu’une fois franchi le seuil aérobie que la filière énergétique anaérobie commence à intervenir dans la production énergétique.


C’est autour de la vitesse correspondant au seuil aérobie que les graisses sont utilisées. Leurs part d’utilisation va décroître simultanément avec l’augmentation de la vitesse au-delà de ce seuil.


Au dessus de ce seuil, la production d’acide lactique augmente progressivement. Cependant, l’épuration de l’acide lactique demeure totale sans accumulation.

Ce n’est que lorsque la vitesse de course correspond à la vitesse au seuil anaérobie que l’accumulation lactique commence.

On considère qu’au niveau du seuil aérobie, les% de VMA utilisés correspondent respectivement à 80, 75 et 70% de l’élite, au coureur moyen et débutant.

 Il s’agit d’une allure d’échauffement, de récupération et de footing leger.

 Il est possible alors d’affirmer que le seuil aérobie correspond à la frontière d’utilisation des filières énergétiques aérobie pure et aérobie-anaérobie.

Le VO² max est donc déterminé par les limites au-delà desquelles la couverture énergétique est assurée par la filière anaérobie. Il s’exprime en ml/min/kg.

On peut mettre ne parallèle consommation d’oxygène et fréquences cardiaques puisque l’oxygène est transporté par les globules rouges.

On détermine ainsi théoriquement 5 fréquences cardiaques caractéristiques :

  • La fréquence cardiaque maximale FCmax : Selon Astrand, 226-âge +/-10 puls/min pour les femmes, 220-âge +/- 10 puls/min pour le hommes.
  • La fréquence cardiaque de repos FCr : prise le matin au réveil.
  • La fréquence cardiaque de réserve FCR (ou FCrés) : Selon Karvonen, FCR = FCmax – FCr.
  • Le seuil métabolique aérobie standard ou seuil aérobie SA : SA = (FCR x 0.7) + Fcr et/ou SA = FCM x 0.7.
  • Le seuil métabolique anaérobie actif ou seuil anaérobie SAN = (FCR x 0.85) + FCr et/ou SAN = FCM x 0.85

Exemple : un coureur âgé de 25 ans avec une FCr de 50 puls/min aura comme différents seuils :

FCmax= 195 pulsations par minute, SAN=173 pulsations par minutes et SA=152 pulsations par minute.

Cette détermination étant purement théorique, il sera donc nécessaire d’effectuer une épreuve maximale d’efforts afin de connaître son VO²max et ses différents seuils.

Par Franck - Publié dans : Beauté, Forme, Sport & Santé
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